Balade en Mer Rouge

Yo! sur les traces de Monfreid :

Quelques années de planification (une et demi), quelques mois de préparatifs et larmons les aguarres destination Suakin, Sud Soudan. Ce n’est pas la porte à côté, pas vraiment le bout du monde, mais environ dix mille kilomètres de navigation, cela va prendre un peu de temps. Et pourquoi par là-bas, pourquoi pas vers les Antilles, un de ces coins de paradis où règnent la tolérance, la fraternité entre les peuples, et puis avec les alizés, ce ne sont que trois semaines de navigation (c’est vrai, il y a aussi le retour), et puis il y a des cocotiers (et aussi des cyclones), et puis c’est encore la France, Monsieur….

En fait, l’Est est attirant, avec tous ces jolis noms qui résonnent comme une petite chanson, Malte, Alexandrie, Port Saïd, Suez, Aqaba, Port Soudan, Suakin, Djibouti, Aden, Zanzibar, ce sont déjà les portes de l’Orient qui s’entrouvrent. Ce sont également la perspective de territoires intacts, de conditions un peu extrêmes, de rencontres diverses, tout cela sur les traces de Monfreid, difficile de mieux faire pour éveiller l’enfant engourdi par le train-train quotidien.
Le premier chapitre se distingue en ce qu’il traite du programme de navigation et de quelques sujets relatifs aux préparatifs, une carte Googuelisée du parcours prévu permet de situer rapidement le périple. L’enchaînement des chapitres suivants suit fidèlement la séquence d’une lettre adressée toutes les trois semaines aux proches et amis …

escale en mer rouge

… « Go East !», descendre la Méditerranée, passer Suez, la Mer Rouge jusqu’à Djibouti, puis retour via Aqaba, c’était l’idée initiale. Alors, on se renseigne un peu, on regarde les pilot-charts (historiques de météo), on discute avec les uns les autres et la réalité s’impose : en six mois, c’est long et compliqué, avec peu de stops :
- long en distance, long en temps pour la moitié Sud de la Mer Rouge avec des vents potentiellement contraires régis par l’alternance des moussons* de Nord Est et Sud Ouest de l’Océan Indien, le passage du Bab El Mandeb (la porte des lamentations) étroit passage qui ferme (ou ouvre, c’est selon) la Mer Rouge sur le Golfe d’Aden et l’Indien.
- compliqué du fait de l’instabilité géo-politique dans le coin, Soudan, Yémen, Erythrée et des problèmes de sécurité afférents.
En fait, la Mer Rouge représente, pour l’immense majorité des voyageurs, un passage entre l’Indien et la Méditerranée, les navigations s’y effectuent si possible en escadre (sécurité en cas d’agression) avec le minimum d’arrêt entre le Bab El Mandeb et l’Egypte, considérée comme civilisée.
Cela ne fait pas notre affaire, alors les aspirations sont revues à la baisse, nous abandonnons la partie Sud de la Mer Rouge en visant le Soudan comme point extrême, en dépit de la mauvaise image du pays, c’est une côte sauvage et un lieu de croisière fabuleux…

»» Lire le récit complet de cette Balade en Mer Rouge, dossier (pdf : 3.5 Mo) par Christophe de Yo!

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