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Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

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Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede GJOA » 21 Mai 2014, 15:36

Un Alliage 44, dériveur intégral de très bonne facture de l'ex chantier Alliage, de conception assez proche de nos Ovnis, je ne crois pas que ce plan Berret-Racoupeau ne dispose d'une dérive lestée, vient de couler en Atlantique.

Sans aucun voyeurisme malsain, je pense qu'il est bon d'analyser en détail les causes du chavirage et de la voie d'eau qui a conduit le bateau à couler rapidement. Ceci afin de mieux préparer nos montures à affronter la haute mer.

Je mets quelques liens permettant d'en savoir plus ci-dessous. Si vous en avez d'autres et principalement le rapport du naufrage je pense que ce serait instructif.

Ce que j'ai déjà pu retenir de mes lectures sur les différents forums :

+ l'efficacité des balise EPIRB 406 avec GPS intégré : malgré une zone de chavirage limite (1200 miles du cape Cod aux USA) proche du rayon d'action maxi. des avions des Coast Guards américains, ceux-ci ont pu orchestrer un sauvetage remarquable et vraiment très rapide des 3 hommes à bord de ce voilier TAO

- la qualité médiocre de la majorité des radeaux de survie pour les voiliers de plaisance (une longe aurait cassé conduisant à la perte de la survie !!??), l'équipage a heureusement pu utiliser le radeau largué par les gardes côtes US

- le voilier s'étant fait retourner par une vague "scélérate" a du embarquer beaucoup d'eau. Je ne crois pas que le démâtage ait conduit à une voie d'eau sur le pont comme relaté sur certains forums, le mât étant posé à plat pont comme sur les Ovni.

Par contre ceci me conduit à penser qu'il faut absolument revoir toute l'étanchéité des panneaux de pont, des prises d'air, dorades, etc et bien sûr du système de fermeture de la descente afin de ne pas embarquer des tonnes d'eau par la descente et d'éviter de continuer à remplir le bateau une fois à l'envers.
Je pense aussi que le verrouillage des coffres et des planchers s'impose, assez rare sur la majorité des Ovni, car on y stocke des objets lourds, des bouteilles, etc
Bon vent
Pierrick

liens :

http://www.dvidshub.net/video/337196/coast-guard-rescues-sailors-1200-miles-southeast-cape-cod#.U3ydDShAfIt
http://www.uscgnews.com/go/doc/4007/2163686/
http://www.stw.fr/forumstw/quest_answers.cfm?quest_id=50877&st_row=1&rep_st_row=1&topic_id=22
http://forums.voileabordable.com/read.php?8,550517

Edit Kev : j'ai mis la vidéo en "live" ci-dessous :
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique


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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede SABBA » 22 Mai 2014, 09:03

Sur la vidéo le voilier a l'air d'enfourner sérieusement dans les vagues ce qui indiquerait beaucoup d'eau à l'avant. Voie d'eau ou descente restée ouverte au mauvais moment ??
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede GJOA » 22 Mai 2014, 11:55

Apparemment la descente était ouverte à l'instant de la vague "scélérate", mais il devait aussi avoir une voie d'eau que les pompes de cale fonctionnant ou pas ne pouvaient pas étaler, cependant rien de sûr tant que les naufragés n'auront pas fait eux même leur rapport.

Vu sur le site Passion Voile, forum Canadien, le rapport le plus précis (en gras les informations essentielles concernant le bateau) que j'ai pu lire à ce jour, provenant de la compagne d'un des marins naufragés suite à son appel téléphonique :

Nos trois naufragés sont arrivés hier en fin d'après midi sur le bateau hôpital Espéranza del Mar. J'ai eu Jean-Jacques au téléphone, ils vont bien tous les trois, mais ne savent pas trop quand le bateau les déposera aux Canaries. Certainement à la fin du mois, puisque c'est son rythme de rotations.

Il dit qu'ils ont étés renversés et retournés par une vague géante. Si vous avez vu la vidéo tournée par les Coast Guards, vous avez pu constater qu'il ne restait plus rien sur le bateau, ils sont restés 5 minutes à l'envers et le bateau s'est redressé. Mais plein d'eau et malmené par la mer et submergé par des vagues de 8 à 10 mètres incessantes, il a continué à se remplir d'eau. Ils ont déclenché la balise à 6 h du matin, préparé l'annexe et la survie, qui, à cause du ragage ou d'autre chose a cassé sa sangle et tout d'un coup ils l'ont vue au loin.... quand l'avion Hercule est arrivé, il leur a lancé une VHF avec un parachute pour remplacer la leur perdue dans l'eau lors du retournement. Le parachute est tombé à une soixantaine de m du bateau et Jean Jacques a dû s' attacher pour aller la récupérer à la nage. l'avion leur a ensuite lancé une petite survie dans laquelle ils sont montés et ils ont attendu tous les trois seuls, que l'avion aille chercher un petit chalutier Espagnol, le Robero. L'équipage du Robero les a entourés, réchauffés physiquement et moralement et conduits vers le bateau hôpital, Esperanza del Mar.


Un équipage anglais, composé de 4 hommes expérimentés, sur un voilier de course croisière (First 40,7) qui a aussi rencontré cette petite dépression secondaire très violente est porté disparu. N'ont pas eu la chance de nos trois marins français disposant d'une balise EPIRB donnant une position GPS précise, alors que la balise de nos marins anglais, probablement une EPIRB ou PLB mais sans GPS intégré, donnant une vague position aux avions des Coast Guards américains (par triangulation du signal et des émissions ?) n'a pas permis de les retrouver.

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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede Dummy » 23 Mai 2014, 13:35

Bonjour Pierrick, bonjour à tous,
Serait intéressant de savoir pourquoi le bateau
a continué à se remplir d'eau
?
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede Alibou » 24 Mai 2014, 11:25

Bonjour,
Je viens de lire le récit de cette fortune de mer sur les différents forums. Visiblement mieux vaut ne pas se trouver "au mauvais endroit au mauvais moment", la force phénoménale d'une mauvaise vague ne fera pas la distinction entre un bon et un mauvais bateau, entre un équipage averti ou pas ...

On ne peut que spéculer en attendant le rapport des intéressés, mais comme vous tous j'aimerais bien savoir pourquoi
ce voilier a continué à se remplir pour finalement couler.
Capot de descente, panneau de pont arrachés, hublot cassés ? voie d'eau ?

Pas d'aide au moteur sur un dériveur intégral (DI) dans du gros temps avec de l'eau à courir (aide possible sur courte distance au près mais lubrification erratique par forte mer ou gîte), l'Alliage devait probablement se trouver dans une allure proche de la fuite, au portant 3/4 AR, dérive relevée. Pas d'impact significatif sur la stabilité car dérive "légère" comme pour la majorité des DI français.

D'ailleurs le voilier s'est bien redressé au bout de 5 minutes, sûrement bien longues quand on est à l'intérieur, mais en fait un temps de retournement court, difficile de critiquer le travail de l'architecte de ce côté.

Comme chacun sait les dérives des Ovni d'Alubat et des Allures (à part option pour les plus récents) sont des dérives en tôle biseautée non lestées, et même sur les plans plus performants avec dérive "épaisse" au profil NACA (Alliage, Garcia) la dérive n'est que légèrement lestée pour ne pas flotter. Bien que celle-ci puisse vite peser quelques centaines de kg sur les untités de 45 pieds et plus, le relevage de la dérive n'a pas une grosse influence sur la position du centre de gravité, vu les tonnes de lest dans les fonds du DI (4 à 5 T) et est en fait bénéfique pour la stabilité dynamique. Très différent d'une quille relevable de plusieurs tonnes.

Seules exceptions à ma connaissance, des plans Lucas DI, excellents par ailleurs, (Hermine 51 et un plus petit)
où la dérive est lestée pour améliorer les performances au près mais dépasse la tonne. Dans ce cas l'équipage ne relèvera pas complètement la dérive au portant par gros temps bien que sous voilure arisée, probablement moins indiqué pour glisser comme une savonette sur les vagues, du moins en théorie.

Contrairement aux Garcia et je crois à cet Alliage, les Ovni de plus de 40 pieds ainsi que quelques autres gros DI
ont des systèmes hydrauliques de relevage de la dérive avec pompe mécanique ou électrique. La dérive haute ou basse
ne bougera pas, idem si le bout de contrôle est utilisé.De toute façon sur tous ces bateaux les puits de dérive sont vraiment costauds, d'où l'intérêt de l'alu pour un DI, serait étonnant qu'une voie d'eau provienne de là, mais attendons le rapport.

Le fait que ce soit un DI qui ait coulé n'a probablement pas une importance décisive, d'ailleurs l'équipage anglais du First 407 (un quillard) ayant aussi rencontré cette dépression est malheureusement porté disparu. Voilier retourné, quille arrachée, n'a pas coulé.

Visiblement ce qui a sauvé nos marins français ce serait leur balise EPIRB avec GPS intégré (GPIRB ?) les sauveteurs ayant disposés rapidement d'une position précise communiquée par la balise aux satellites géo-stationnaires toujours présents, alors qu'avec une simple balise 406 sans GPS on doit attendre plusieurs dizaines de minutes et parfois jusqu'à quelques heures suivant le passage des satellites du réseau COSPAS-SARSAT en orbite basse pour obtenir une position calculée à partir de l'effet Doppler. Pour les bi-fréquences (la grande majorité des balises 406) la seconde fréquence de 121,5 Mhz est utilisée pour affiner la position de la balise (voir homing) par exemple par relevés goniométriques possibles à partir des vedettes de secours et tous navires à passagers. Mais comme tous ceux qui ont manipulé une gonio dans le passé se le rappeleront, c'est loin d'être aussi rapide et précis qu'une position GPS d'aujourd'hui.

Ces quelques heures, voire même quelques dizaines de minutes, peuvent être cruciales pour la survie d'un équipage (perte du radeau de survie pour Tao), notamment quand la tempête fait rage, les eaux froides, ou encore la distance à la terre (piste)la plus proche se rapproche du rayon d'action maxi des avions des secours.
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede Lei Lani » 24 Mai 2014, 14:02

Bonjour à tous,
Si l'on ne peut rien contre une vague monstrueuse, on peut par contre essayer de réduire la "malchance" en préparant mieux son bateau pour les grandes traversées ou navigations difficiles (pouvant inclure des côtières : vent contre courant, hauts fonds, golfe). Avec les évolutions de la météo et des phénomènes dangereux plus fréquents, on ne peut plus partir du principe que le bateau ne se couchera ou ne se retournera JAMAIS.

Un bon exercice sans être fataliste ou trop pessimiste, imaginer son bateau 5 minutes à l'envers comme Tao et voir ce que l'on pourrait améliorer AVANT de partir, tout en évitant d'en faire un coffre-fort à voile pour naviguer agréablement dans 99,99% des conditions.
Dans le désordre :

    TOUTES les aérations doivent pouvoir être fermées hermétiquement et des tapes solidement vissées sur les boites dorades
    Panneaux de pont étanches + de quoi réparer une grosse avarie (plaque d'alu et rivets, panneau contreplaqué marine, sika)
    Revoir la descente (ex. capote rigide avec porte étanche ou grand panneau en biais et coulissant ? pas facile à modifier après coup car doit rester facile d'accès), ou du moins pouvoir boucher les trous d'aération d'un des 2 panneaux de descente temporairement et pouvoir limiter les entrées d'eau par où coulissent le capot et les panneaux. Si tout l'équipage n'est pas cantonné à l'intérieur, le système de fermeture de base de nos descentes est à revoir (trop long à ouvrir et à fermer hermétiquement pour laisser passer le barreur, i.e. si le pilote n'étale plus)
    Solide verrouillage (rester simple) des capots de la baille à mouillage et de tous les coffres (cockpit, jupe). Même sans voie d'eau induite, pas utile de perdre leur contenu ou de dérouler la chaîne !

    Verrouillage des planchers (voir systèmes pratiques et rapides type quart de tour) ET des coffres. Par ex un coffre de carré avec une simple planche sous la banquette en mousse n'est pas suffisant vu le poids des boites de conserve, bouteilles et autres objets lourds.

J'en oublie certainement mais l'idée est là.

Ensuite vérifier les pompes de cale (automatiques, puissantes ?) personnellement en cas de tempête je n'aime pas trop les solutions basées sur le moteur que je préférerais si possible conserver en état (avec les accès fermés) pour plus tard lorsque les conditions se seront améliorées et dans le cas où tout mon gréement serait allé rejoindre les poissons, sans même la possibilité d'établir un gréement de fortune.

Un système efficace à bord pour suivre la météo en traversée chaque jour et plus souvent quand ça chauffe, car on peut toujours ESSAYER d'infléchir sa trajectoire pour éviter le pire.

Pour la balise 406 AVEC GPS intégré (merci à Alibou pour les explications) "ya pas photo", même sans naviguer dans les eaux très froides où contre l'hypothermie chaque minute compte (un peu plus avec une bonne combinaison de survie), le temps gagné a visiblement sauvé des vies.
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede Dummy » 24 Mai 2014, 17:02

Lei Lani a écrit:Revoir la descente (ex. capote rigide avec porte étanche

Pas sûr que ça plaise à l'architecte, d'un autre côté une fois à l'envers ça peut aider à rendre le bateau instable !

Sur le site anglais Morgancloud ils pensent beaucoup de bien du trainard de Jordan
l'un d'entre vous a essayé dans des conditions musclées ? on doit beaucoup gagner en stabilité de route mais ça me semble un gros bazar à mettre en place et encore plus à ramener à bord avant de pouvoir renvoyer ?
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede Dummy » 04 Sep 2014, 19:29

Une reconstitution en video de ce naufrage sur Voiles et Voiliers : http://www.voilesetvoiliers.com/ca-vous-est-arrive/naufrage-tao-sauvetage-reussi-en-plein-atlantique/

Quelques enseignements : merci à ceux qui ont lu l'article complet que j'ai raté (cause grande nav loin de France) de compléter

    Grande quantité d'eau embarquée par la descente restée ouverte : besoin évident de sécuriser les descentes pour les grandes navigations, du boulot pour les architectes, les chantiers et les propriétaires de voiliers au long cours
    Bien que 5 minutes à l'envers le voilier dériveur intégral a fini par se retourner
    Pas de pompe suffisante ou opérationnelle pour éviter au bateau de couler
    On a déjà parlé de l'intérêt des balises, voir plus haut
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede Alibou » 06 Sep 2014, 09:45

Bonjour,
Article de vulgarisation peu précis (VV paru en Juillet) qui soulève plus de questions qu'il n'y répond. Ne pas oublier qu'il y a perte totale du navire, donc peut être une volonté de ne pas se substituer aux rapports des experts pour les assurances qui n'ont pas besoin d'aide supplémentaire pour ne pas payer :mrgreen:

En résumé voilier en fuite au 140 par vent de nord, GV trois ris trinquette enroulée, 40 %, dérive bloquée en position basse, descente ouverte, toute l'eau embarquée viendrait de là + raison du naufrage ?. Tout l'accent est mis sur la faute à une vague scélérate, énorme mauvaise et déferlante. C'est bien possible, mais les deux derniers points soulèvent des questions : la descente je suppose ouverte au mauvais moment faute à pas de chance, par contre la dérive basse - effet croche pied bien réel- est plus étonnant : défaillance du système de relevage de la dérive ou méconnaissance du dériveur intégral ??
Tout à fait d'accord qu'il faut améliorer le système de fermeture des descentes sur les bateaux de grand voyage, voir l'exemple des Garcia et Boréal.
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede Doupirate » 25 Sep 2014, 08:27

Quand la mer devient incertaine, il suffit de bloquer la dérive dans sa position descendue, fermer la descente pour éviter l'entrée d'eau par l'arrière si on est au portant, ajuster le régulateur d'allure, fermer tous les passe coques et s'attacher sur une couchette. On sera habillé en conséquence. Ainsi, en cas de chavirement, la dérive ne cognera pas en se relevant et s'abaissant au gré des vagues. L'air restera à l'intérieur de la coque empêchant l'eau d'y entrer alors que le bateau sera comme un verre renversé dans l'eau. L'air ne s'échappera pas par les passe-coques fermés.

Il faut s'assurer de respecter les prescriptions de l'architecte quant au gréement. Ne pas sur-dimensionner. En cas de chavirement, on veut que le mat casse.

Si on a un dodger rigide ajouté, il faudra avoir prévu pouvoir le larguer de l'intérieur. Autrement, il stabilisera le bateau à l'envers. Des outils pour ce faire et pour couper les haubans, pataras et étais seront à portée de main. La ou les balises de secours aussi. Leurs localisations seront mémorisées: il fait noir et ça brasse, quand le bateau est à l'envers.

Si les passe-coques sont fermés, le bateau flottera, même à l'envers, indéfiniment, - si la coque est intacte, s'entend - . Il conviendra de ne pas abandonner le navire. Les premiers signes d'hypothermie sont qu'on commence à penser à des choses sans rapport à la tâche en cours, tout en travaillant. Le froid n'est pas du tout souffrant.

Quand le bateau est redressé, on attache les deux morceaux du mât à un long filin avant de couper les haubans. Le bateau est encore bon et on peut réparer un mât cassé avec un manchon. C'est bon.

On n'abandonne pas un bateau qui flotte dans les eaux chaudes. Du caractère, que diable!
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede cco » 25 Sep 2014, 09:58

Doupirate a écrit:Quand la mer devient incertaine, il suffit de bloquer la dérive dans sa position descendue

Je pense que tu veux dire dans sa position relevée? Parce que par mauvais temps, c'est bien avec la dérive en position relevée que le dériveur devient moins sensible au chavirage.
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede Doupirate » 16 Oct 2014, 02:54

Il est illusoire de penser qu'on peut naviguer par gros temps la dérive relevée. Le bateau se couche tout le temps, surtout au surf quand le safran sort partiellement de l'eau. En cas de déferlante de travers la dérive sortie, le bateau se comportera comme un quillard, mais sans la dérive, il se couche aux dix minutes, même en fuite. En accélérant vers le creux de la vague, il roule sous le vent.
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede Rubicon » 16 Oct 2014, 04:35

Mon experience (OVNI435 de 2003, 3 transats et 24000 milles parcourus): j'ai eu qq coups de vent dont une grosse tempete en nov 2003 a 120 milles des cotes portuguaises avec 40 a 65 Nds pendant 40 heures (creux de 6m+); j'avais de l'eau a courir et le bateau s'est TRES bien comporté au portant (170 degrés du vents) avec la derive completement relevée et GV completement ferlée (juste la trinquette) au + fort de la tempete; résultat = pas un depart au tas, bateau tres stable et tres securisant. Et un bon pilote avec giro-compas qui anticipe les deferlantes et garde le bateau bien sur la route. On se serait cru au port! J'ai un film qui illustre bien ceci. Bref je ne conseille surtout pas de garder la derive baissée, meme a moitié.
Hope it helps
Franck Delorme
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+33 6 03 54 83 92
frdelorme59@gmail.com
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede Brecqhou » 17 Oct 2014, 09:01

bonjour
J'ai eu un retour des açores en septembre avec pendant 2 jours force 9.
En ce qui concerne la dérive, au portant, je remonte la dérive aux 3/4 . Ceci a comme avantage de reculer le plan anti dérive et surtout de le diminuer ce qui rend le bateau plus doux à la barre.
Pour ceux que ça intéresse, j'ai mis le récit en ligne à l'adresse suivante :

http://www.ovniclub.com/fiches/retour-acores,558.html

Bonne lecture
Hubert
OVNI 385 acquis en Australie en 2002. Ai fait le tour de l'Irlande, de l'Islande. Navigations en Bretagne, Irlande, Galice, Portugal, Açores, Ecosse, Shetland, Norvège jusqu'à la frontière russe, Spitzberg. Bilan 2012 : 30000 mn depuis 2002.
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Re: Naufrage dériveur intégral Alliage 44 en Atlantique

Messagede cco » 18 Oct 2014, 12:09

Doupirate a écrit:Il est illusoire de penser qu'on peut naviguer par gros temps la dérive relevée. Le bateau se couche tout le temps, surtout au surf quand le safran sort partiellement de l'eau. En cas de déferlante de travers la dérive sortie, le bateau se comportera comme un quillard, mais sans la dérive, il se couche aux dix minutes, même en fuite. En accélérant vers le creux de la vague, il roule sous le vent.


Désolé mais ce n'est absolument pas illusoire, c'est du concret, très concret. Et pour l'avoir vécu avec 60 nœuds de vent dans la mer qui va avec.
Je ne sais pas sur quel bateau tu as eu ce souci mais vraiment, je le répète, non, ce n'est pas une illusion.

Pour affirmer ce que tu dis, tu as du le vivre. Sur quel type de dériveur? dériveur vraiment intégral ou avec un embryon de quille?
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