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Navigation en Mediterrannée 2015-1

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Navigation en Mediterrannée 2015-1

Messagede Lacanealise » 12 Aoû 2015, 14:12

Bonjour à tous,

Un retour d’expérience de cet été 1er juin-1er aout en méditerrannée sur La cane à Lise, un Ovni 395.
Partis de l’Herbaudière (ïle de Noirmoutiers) l’été 2014, nous avions laissé le bateau en hivernage à Carthagène (cote est d'Espagne). Notre projet était de découvrir la méditerrannée, cette année 2015 jusqu’à la Sicile. Nous venons de laisser le bateau pour un hivernage à Riposto (pas loin de l’aéroport de Catania sur la côte Est de la Sicile).

Extrait d’une partie du voyage Baléares-Sardaigne.

Nous sommes remontés sur la côte Espagnole jusqu’à Moraira pour commencer notre voyage dans les iles (Baléares, Sardaigne, Sicile).

Le 8 juin 2015, de Moraira nous nous sommes rendus au Port de la Sabina à Formentera à 60 miles de là, nous ne pensions pas rencontrer à ce point un va et vient de vedettes de tourisme se croisant à un rythme effréné, ni nous approchant de l’entrée du port avoir le sentiment d’un fourre tout de bateaux à moteur en tout genre, de scooters de mer sortant à tout allure, ni de devoir payer 30 euros dans le mouillage… Deux mouillages étaient possibles, l’un à l’ouest du port, très très près du va et vient des vedettes et l’autre à l’est que nous avons choisi. Un très grand mouillage avec quelques bateaux. Nous préparons notre ancre, un petit vent à 20 noeuds nous accompagnait. Tout à coup un canot à moteur nous accoste et une jeune dame nous dit que nous ne pouvons pas mouiller ici. Pourquoi ? Réponse, ce n’est pas possible ! Où alors ? Il faut vous adresser au monsieur là-bas avec le canot rouge. Ah ! C’est elle qui va le rejoindre puis il nous accoste à son tour en nous disant qu’il va nous trouver un corps mort. Il y en avait plein…. Puis il annonce le prix. Nous n’avons pas discuté car nous étions fatigués. Il nous a amarré à son corps mort avec beaucoup de mal d’ailleurs car le vent continuait à souffler ses 20 noeuds. L’ambiance était lancée, nous étions bien aux Baléares dont nous avions entendu parlé. Ce n’était plus les Baléares que nous avions connus vingt cinq ans plus tôt. Dommage !

Le lendemain, nous nous sommes dirigés vers Ibiza mais la vue des vedettes nous a fait fuir son port. Nous nous sommes arrêtés au mouillage de St Eulalia plus au nord où nous sommes restés deux jours en compagnie de deux autres bateaux. Puis cap sur la baie de Palma très mal reçus au Real Club Nautico avec une nuit à 110 euros !! Inutile de dire qu’à partir de là, nous avons regardé de très près les mouillages possibles, même un peu rouleurs, certains étaient très rouleurs. Nous en avons trouvés mais nous avions vraiment hâte de quitter Mallorca. Nous n’avons pas été aidés par le guide Imray qui poussait plutôt vers les marinas. Avant de nous rendre sur Minorque, nous avons fait une halte à Porto Cristo, accueillis encore ici de façon mitigée. Un marineros nous a fait signe et nous nous nous sommes retrouvés dans une marina très chère alors que le quai public en face est moitié prix (et beaucoup plus sympa d’ailleurs). Nous sommes donc restés une nuit à la Marina puis avons rejoint le quai le lendemain nous apercevant de notre erreur. Nous avions besoin de faire du ravitaillement et prendre de l’essence. Sur le quai, nous avons rencontré d’autres navigateurs (il y en a en fait assez peu !) avec lesquels nous avons échangé agréablement. Nous étions contents car depuis notre départ, nous avions eu peu de contact avec d’autres plaisanciers, à peine un bonjour. Nous n’avions pas eu ce vécu l’année d’avant sur la côte atlantique où au contraire il y avait toujours des discussions avec les voisins de pontons.

Puis nous avons mis le cap sur Mahon (sur Minorque) où nous avons trouvé un mouillage complètement protégé. Une bonne nuit tranquille avant la traversée vers la Sardaigne le lendemain.

Nous avions choisi d’arriver dans le golfe d’Oristano au centre de la côte Ouest de la Sardaigne car nous n’avions pas encore décidé si nous allions poursuivre au nord ou au sud. La direction du vent devra en décider. La traversée de 190 miles s’est bien passée même si nous avons dû affaler la voile qui battait avec un vent arrière archi faible. Nous nous sommes dirigés vers un mouillage près du port de Torre Grande indiqué par le guide Imray. Aie ! Impossible de mouiller dans à peine 1,50 m d’eau. Nous avons pensé rentrer dans le port mais là aussi pas de fond. Un marineros est sorti du port en canot et nous a confirmé l’impossibilité. Il nous a dit de nous rendre au port d’Oristano, ce qui ne nous enchantait pas car il était décrit comme un grand port industriel. Le guide indiquait cependant qu’il était possible d’accoster. Eh bien non ! c’est interdit !!! Les gardes côtes et les responsables du port sont venus pour nous aider à accoster sur un grand quai en ciment vide mais après avoir téléphoné à leurs instances il s’est avéré impossible de rester. Au moins, nous avons passé un moment agréable avec des gens préoccupés de nous aider, c’était sympa. Nous sommes donc repartis, au milieu des filets et des réserves balisées vers un mouillage à l’entrée du golfe indiqué par un garde côte. Nous y sommes restés trois jours, ravis d’être là ! Nous avons même vu arriver deux Ovnis (un français que nous n’avons pas revu et un autrichien que nous avons retrouvé plus tard dans un autre mouillage).
Finalement, c’est vers le sud de la Sardaigne que nous sommes partis. Nous n’avons pas trouvé de mouillage abrité avant une quarantaine de miles, dommage car la côte Ouest de la Sardaigne est très belle. Nous avons fait une halte à Postoscuso, accueillis là encore comme un chien dans un jeu de quilles à 60 euros la nuit. Aucun service ! Heureusement, la ville était sympa et il n’y avait pas les contraintes trop souvent présentes dans les ports, de clés, de cartes, de portes fermées, etc…

Nous nous sommes ensuite arrêtés 35 miles plus loin à Teulada. Super mouillage dans un beau site, à l’est du port. Nous mouillons ! Une heure plus tard, disco à go go hyper fort. Nous nous déplaçons, ce qui nous rapproche du port mais nous sommes au moins à 500 m. D’autres bateaux arrivent, se mouillent près de nous, ceux du coin rentrent au port. Vers 18 h nous sommes accostés par un canot avec deux dames, un papier à la main nous disant qu'il n'est pas possible de rester ici. Nous sommes vraiment dans les normes d’espace pourtant. Puis elles reviennent et nous disent, vous n’avez qu’à rentrer dans le port "on vous le fait pour 46 euros"… Nous n’avons pas envie de rentrer dans le port car nous avons la possibilité ici de nous baigner et d’être tranquilles. Nous avons dû nous déplacer (de quelques mètres) et nous ne les avons pas revues. Nous les avons vues tenir le même discours à d’autres personnes, certaines sont rentrées… Ambiance déplorable vraiment ! Nous sommes tout de même restés une journée de plus.

Nous commencions à avoir envie de quitter également la Sardaigne… Nous avons trouvé un très beau mouillage à Capo di Pula, à l’entrée du golfe de Cagliari, qui permet suivant l’orientation du vent de se mettre d’un côté ou de l’autre du rocher. Il y a là un site archéologique que nous n’avons pas pu visiter car en travaux, mais le site superbe suffisait à nos yeux. Nous avions besoin de faire un ravitaillement et sommes partis à la recherche du village à plusieurs kilomètres de là. Cette marche à pieds nous a permis de rester dans le mouillage trois jours, le frigidaire plein. Nous y avons retrouvé le couple d’autrichiens sur l’ovni et avons pu bavarder autour d’un verre que nous sommes allés prendre au bistrot sur la plage. Notre dernière étape a été Villasimius. Nous avons mouillé, dans très peu d’eau, juste devant le port dans un site super beau. Malheureusement, le vent s’est levé assez fort et une bonne houle commençait à rentrer dans le mouillage. Finalement, nous sommes rentrés dans le port à 21 h après avoir été bien secoués pendant le dîner. Un très bon accueil du marineros, très pro ! Malheureusement, le lendemain au bureau de la marina le constat toujours le même, 90 euros la nuit et un accueil pas très sympa.

En écrivant cela, j’ai l’air ronchon, ce qui n’est pas le cas. Nous sommes ravis de notre voyage mais très déçus par cet accueil désagréable, cette ambiance fricarde, loin de l’esprit que nous avons lorsque nous choisissons la mer pour visiter le monde. Les tarifs sont exhorbitants que ne justifient pas les soient disant ports bondés. Il y a de la place partout, les ports sont surtout occupés par les plaisanciers locaux. À moins que les navigateurs en aient assez d’être plumés et qu’ils désertent les Baléares. La Sardaigne tout du moins sur la côte ouest et sud est peu fréquentée. Cette politique est très contre productive car les ports sont si chers que l’on fuit et de ce fait que l’on visite moins (c’est parfois (souvent) difficile de laisser le bateau seul au mouillage, même quelques heures).

Ceci dit, certains ont peut-être une autre expérience, et je dirai, je l’espère…

Bon vent à tous.
Monique
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Re: Navigation en Mediterrannée 2015-1

Messagede Maria » 25 Sep 2015, 10:31

Bonjour,
Je viens de découvrir ce récit (je rentre d'une navigation de plusieurs semaines aux antipodes) tout à fait intéressant et instructif !
Beaucoup en lisant ces lignes auront la nostalgie du passé, bien que dans les ports italiens cela n'a jamais été triste !
Des bateaux chaque année plus nombreux, des locaux qui cherchent bien entendu à vivre du tourisme de manière plus ou moins correct selon les lieux et les individus, des navigateurs qui ne se sont pas toujours bien comportés par le passé (heureusement une minorité), des bouées de mouillage obligatoires souvent payantes au prix fort, des bateaux de plus en plus grands et luxueux... Ce n'est malheureusement pas l'apanage de la Méditerranée, et le cas de beaucoup de lieux touristiques au tour du monde. Les petits coins de paradis existent encore, mais il faut sortir des sentiers battus ou du moins des routes les plus empruntées pendant les hautes saisons.
Merci encore pour le partage de votre expérience.
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Re: Navigation en Mediterrannée 2015-1

Messagede Lacanealise » 29 Nov 2015, 09:22

Bonjour Maria,
Je ne suis pas convaincue par votre réponse car je ne parle pas de sentiers battus, nous n'avons rencontré que quelques bateaux lors de nos navigations (cette année de juin à août)... Et lors de nos arrêts de la place partout, ce qui n'empêche pas souvent un accueil déplorable dont nous (l’ensemble des navigateurs) nous pouvons nous plaindre et peut-être participer à faire modifier ! Des coins de paradis, il y en a partout, enfin presque...
C'est où vos antipodes ?
Monique
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