Guide des mouillages en Antarctique

12 novembre 2012

Envie d’aller saluer les manchots sur la « Terra Incognita » ?
Un guide nautique pour une croisière insolite : la péninsule Antarctique à la voile ! Une destination protégée de l’affluence des voiliers, malgré un réel engouement pour ces latitudes, par le froid, la brume, les courants, la glace, le vent, la neige, la houle, les tempêtes…vous voulez encore lire la suite ?
Un guide… enfin un bien grand mot, plutôt un effort pour répertorier les principaux mouillages les plus connus de cette péninsule Antarctique, accessibles pour des voiliers de grande croisière correctement équipés et aux équipages expérimentés, sans pour autant disposer de l’autonomie dont bénéficient certains grands voiliers d’expéditions. Une œuvre collective mais modeste, plusieurs voiliers Ovni (Ovni 43, 435 et 395 sur les photos) mais il faut ajouter pas encore vraiment nombreux, y ayant séjourné ces dernières années.
Vous aimez la pureté des éléments, la nature inviolée, les déserts immaculés, les lumières australes ? Alors suivez les traces des Shackleton et Charcot, et allez visiter ce continent recouvert toute l’année d’un manteau blanc, cerné de hautes falaises de glace qui s’effondrent régulièrement dans l’océan pour créer d’immenses icebergs toujours superbement sculptés et qui vont partir à la dérive au gré des vents et des courants.

voilier au mouillage en antarctiqueVoilier au mouillage dans la Péninsule Antarctique – ici Fortuna l’Ovni 395 du skipper Italien Moreno
Cliquer sur la photo pour plus de vues des mouillages et paysages de l’Antarctique

Un petit guide nautique, mais à nouveau pas vraiment au sens où on l’entend pour un guide de croisière aux Antilles ou en Méditerranée, car c’est la météo rencontrée et l’évolution des glaces et du « brash » qui vont conditionner le choix d’un mouillage et sa localisation exacte au moment du séjour du voilier. Poussée par les vents et courants, la glace est imprévisible, elle peut arriver à n’importe quel moment, sans prévenir ! Le voilier doit pouvoir résister à des chocs avec la glace et bien que disposant d’une bonne autonomie, doit éviter de se faire cerner par les glaces ! Attention certains chauffages consomment plus de gasoil que théoriquement prévu, surtout si l’isolation du voilier est à revoir. Les vents faibles fréquents, sans compter les passages délicats et les séances de « labour » dans le brash, entrainent une utilisation fréquente du moteur. Les voiliers à coque métallique, aluminium ou acier, à faible tirant d’eau, dériveurs intégraux ou à quille relevable, disposant de cloisons étanches, semblent les mieux adaptés. Pour avoir un aperçu de la météo sur zone voir ce lien : météo marine au sud de l’Amérique du Sud et péninsule Antarctique

Comment se rendre en Antarctique

La grande majorité des voiliers prévoyant de visiter la péninsule Antarctique pendant le court été Austral parte d’Ushuaia à l’extrême sud de l’Argentine, avec un arrêt une bonne vingtaine de mille et une demi-journée plus loin à Puerto Williams, la « ville » la plus sud du Chili, pour effectuer les formalités douanières et permettre à leurs vaillants équipages d’ajuster leur alcoolémie au bar du Micalvi en prévision des frissons à venir. Formalités qui n’ont rien d’obligatoire si vous vous rendez directement en Antarctique, mais utiles au cas où vous devriez ou simplement apprécierez de séjourner dans les mouillages des archipels au voisinage du Horn.
On attend alors une fenêtre météo favorable pour entreprendre le passage du Drake, environ 500 milles nautiques représentant 3 à 4 jours de traversée hauturière. Si l’on doit patienter un peu plus longtemps que prévu, plusieurs mouillages dans les îles chiliennes au nord du Cap Horn, permettent de s’abriter en attendant que les conditions s’améliorent. On part souvent derrière une dépression, dans la dorsale. Les mouillages les plus connus (voir carte interactive en cliquant sur la carte ci-dessous) sont Puerto Toro, l’île Lennox, la caleta martial sur l’île Hershell, port Maxwell sur l’île l’Hermite, bien abrités par vents d’ouest, sud ouest, ainsi que d’autres moins connus dans l’archipel des îles Wollatson toutes proches du Cap Horn.

Les formalités, quoi des formalités au royaume des pingouins ?

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, on rencontre de nombreuses bases habitées pendant l’été australe qu’il ne faut en principe pas déranger ou visiter sans accord préalable, ou tout du moins avoir averties par VHF avant de se rendre à terre… A côté de bases effectivement axées sur la recherche scientifique, on rencontre des bases plutôt orientées sur « l’occupation du territoire », nos amis anglais, argentins et chiliens doutant peut-être de la reconduction tacite du traité ? Certains pays plus stricts que d’autres… exigent une demande d’autorisation plus de 6 mois à l’avance (UK, Australie, etc). Les bases les plus proches du continent Sud Américain sont argentines et chiliennes, la marine chilienne ayant la responsabilité de la majorité des zones de navigation empruntées par les voiliers. Pour convenir aux autorités chiliennes, on présente la « Zarpe » (clearance) délivrée à Puerto Williams, lors de chaque visite à une base chilienne. En cas de coup dur notamment au voisinage du Cap Horn, c’est la marine « Armada del Chile » qui viendra vous prêter main forte et qui pourra trouver utile de connaître votre signalement; même si comme beaucoup d’équipages croisant dans ces latitudes vous comptez d’abord sur vous même et la bonne préparation de votre bateau pour assurer votre sécurité ! Les autres bases scientifiques proches sont ukrainienne (Vernadski aux îles Argentines), américaine (Palmer au sud de l’île d’Anvers), ou anglaise (Port Lockroy) avec aujourd’hui… son musée pour touristes.

Pour revenir aux formalités pratiques, il faut demander une autorisation à l’un des pays membres signataire du traité de l’Antarctique; il va de soi que le respect de la faune et de la flore est primordial. Les autorités pourront vous communiquer la localisation de certaines zones protégées réservées à des visites à caractère scientifique uniquement. Pour un voilier sous pavillon français il faut demander une autorisation (dérogation administrative) aux TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises). Voir ce lien : Secrétariat du traité sur l’Antarctique

Principaux mouillages Antarctique

Voici les mouillages les plus connus, souvent les plus accessibles, certains comportant des bases en général habitées pendant l’été austral. Mais attention c’est encore une terre d’exploration, de nombreuses zones ne sont pas ou peu cartographiées, de plus les conditions météo et la présence de la glace ne permettent pas de prévoir un itinéraire fixe. Heureusement la beauté des lieux et le grand nombre de possibilités de mouillages, vous offriront une merveilleuse croisière d’exploration quelque soit le trajet réellement effectué.

mouillages péninsule antarctiqueCliquer sur la carte et zoomer sur l’Antarctique pour accéder aux mouillages, ne pas utiliser pour la navigation

Après une bonne fenêtre météo et le passage du Drake, on prévoit généralement en fonction de la météo et des vents prévus un atterrissage sur l’île Déception, un excellent refuge à l’intérieur d’un volcan sous l’eau dont un pan s’est effondré, sauf par forts vents d’est; ou alors directement plus au sud à l’ouest de l’île de Brabant dans l’archipel Melchior avec son superbe abri au milieu de murs de glaces et d’icebergs aux blancs et bleus étincelants; déjà à l’intérieur des îles et terres australes de la péninsule Antarctique.

Un extrait du livre de bord de Daniel sur Malou, un Ovni 43, donne un aperçu des mouillages fréquentés pour un séjour dans la péninsule d’une douzaine de jours, c’est à dire sans compter les temps de passage et l’attente d’une fenêtre météo convenable pour traverser le Drake :

Depuis le Cap Horn, nous avons « atterri » à Déception, de là, nous nous sommes dirigés vers l’archipel Melchior, puis vers Port Lockroy en passant par le chenal Neumayer. De Port Lockroy nous nous sommes dirigés vers le sud, en passant par le détroit de Gerlache, puis le détroit de Lemaire, enfin nous avons atteint les îles Argentines et la base Vernadsky.
Notre objectif était atteint. Nous aurions voulu aller plus au sud, mais les glaces devenaient vraiment trop denses pour Malou, et notre réserve de gasoil faible.
De Vernadsky nous avons emprunté le même chemin pour nous diriger vers le nord et la magnifique baie Paradise, nous y avons passé plusieurs jours idylliques. Puis de nouveau Melchior et Déception, « atterrissage » à port Stanley.
Je ne savais pas au départ à quoi ressemblait la Péninsule, les lectures ne parlaient que de tempêtes, de rencontres avec des icebergs, d’épouvante …, peut être que faire peur fait vendre plus de papier!!!!
Enfin depuis le Cap Horn, nous n’avons pas eu de mauvais temps, était-ce exceptionnel ? Je ne sais pas, mais certainement puisque ce cap mythique est si redouté, la traversée du chenal de Drake également.
Avant de vous rendre dans la Péninsule, comme dirait quelqu’un que j’ai rencontré à port Stanley, vous devez demander l’autorisation à votre pays d’origine, et là on vous dit les bases ne sont pas là pour vous accueillir, il ne faut pas les déranger etc. etc. etc. Ce que j’ai vu c’est que les « chercheurs » et il n’y a pas que ça, sont très contents de vous recevoir et discuter avec vous et si c’était à refaire je crois que je les inviterais à boire un café à bord avant d’aller à terre.
Regrettable ce que les Anglais ont fait de port Lockroy, une superette du souvenir, petites laines, cartes postales, livres, bientôt vous y trouverez des pâtes, et pourquoi pas du camembert !! C’est une affaire qui marche bien, les gens ne visitent même plus, ils achètent un gadget et retournent à bord de leur gros bateau bien chauffé.
Les seuls qui semblent chercher quelque chose sont les jeunes ukrainiens de la base Vernadsky, je me demande s’ils n’auraient pas préféré finir leurs études en Californie. Il faut bien que quelqu’un s’occupe du trou dans la couche d’ozone. Ensuite il y a les Chiliens, et les Argentins, eux c’est clair ils occupent le territoire. Chiliens, Argentins, et Britanniques revendiquent le même territoire .Ils n’ont pas lu le traité de l’Antarctique de la même façon que les autres.
Décevant également le comportement des Chiliens de la base Gonzalez Videla qui vous demanderaient presque votre passeport comme si vous étiez à Santiago. Paraît-il que c’est pour votre sécurité des fois que vous vous fassiez attaquer par un pingouin.
Il passe vraiment beaucoup de touristes dans la Péninsule, trop : 3 bateaux de 500 passagers tous les jours aux mêmes endroits c’est beaucoup, mais ça n’a pas l’air de déranger les pingouins.
Ce n’est pas encore une destination populaire mais enfin les charters qui se multiplient montrent bien qu’il y a une demande et si vous avez la chance d’y aller vous reviendrez avec des images plein les yeux pour longtemps.
Je crois que si je devais y retourner, j’irais avec un bateau mieux équipé, mieux isolé, mieux chauffé, avec des gros réservoirs plein de gasoil. J’irais directement dans la mer de Weddell, ou dans la baie Marguerite, mais là c’est une autre histoire.

Les distances courtes permettent de changer chaque jour de mouillage en une seule étape, bien qu’il ne faille pas sous estimer les temps de louvoyage nécessaires du à la présence de la glace. Par exemple du Nord au Sud : le Cap Hershell, Enterprise et sa baleinière échouée à laquelle l’on peut s’amarrer, l’île de Cuverville, le détroit de Gerlache dans les eaux duquel vous avez de grandes chances d’apercevoir plusieurs cétacés comme la baleine à bosse, la baleine de Minke et l’orque. Puis la Baie de Paradise qui porte bien son nom et où deux bases sont en activité, la station argentine Almirante Brown et non loin, à Waterboat Point, la station chilienne Gabriel Gonzalez Videla. Cette dernière est installée au beau milieu d’une colonie très animée de manchots papou. Puis plus au sud le détroit de Lemaire dont la navigation au pied des montagnes à pic est une expérience mémorable de toute beauté, détroit qui conduit aux îles Pléneau et leurs nombreux icebergs et growlers, Port Charcot, lieu d’hivernage de la première expédition, et l’île Petermann où hiverna la seconde expédition scientifique de grande ampleur menée par ce charismatique capitaine français Jean Baptiste Charcot; sans oublier la base ukrainienne de Vernadsky pour une rencontre avec ses scientifiques sympathiques, enfin le minuscule musée anglais de Port Lockroy muni d’une boîte aux lettres pour envoyer votre courrier, et un bon abri pour admirer manchots papou, phoques de Weddell ou baleines à fanons pour cette ancienne base scientifique de sa Majesté, etc.

La faune est partout extraordinaire et encore peu craintive de l’homme; merci à ceux qui nous ont précédés. Des Léopards de mer au regard agressif, des phoques de Weddel, des éléphants de mer; et bien sûr les manchots d’Adélie, gorfous, papous, …, puisque l’été austral est la saison pour nicher sur le rivage étroit, sont innombrables. Les skuas, pétrels bleus, géants, damiers du cap, albatros, sternes antarctiques, … animent le ciel du matin au soir. Et bien sûr encore, les baleines à bosses majestueuses qui croiseront peut-être votre sillage …

banquise antarctique
La banquise et les glaces moins
omni-présentes sur la partie Ouest
qu’à l’Est de la péninsule
dans la mer de Weddell

Pour les aventuriers disposant de plus d’autonomie et de temps, ou pour un deuxième séjour, on y prend vite goût, on ajoutera une virée vers la baie Marguerite, délimitée au nord par l’île Adélaïde et la barrière de Wordie, le détroit de George VI au sud et la Côte de Fallières à l’est; enfin si l’état des glaces le permet ! A noter aussi, les bases au Nord Est de la péninsule et la mer de Weddell moins fréquentée, et un pèlerinage à l’île Elephant pour ceux se rendant aux Malouines ou en Georgie du Sud.

Voilà pour une première approche. Si vous voulez tout connaître des secrets de cette péninsule avec ses icebergs, ses méandres et chapelets d’îles, et encore plus loin vers le continent Antarctique, et bien sûr être prêt à passer des heures à labourer le « brash », contactez Jérôme Poncet ! Il vous livrera peut-être quelques secrets de son jardin …

Croisière au Svalbard (Spitzberg)

11 juillet 2012

paysage du spitzberg

Extraits du journal de bord du voilier Brecqhou naviguant au Svalbard :

Après quelques 10 heures de navigation, vers 11H du soir, nous trouvons une place à couple d’un bateau, seule place possible dans ce port minier. En effet Barentsburg (78°03,6’N 14°11,1’E) est une implantation russe depuis 1932 pour l’exploitation du charbon.

navigation barentsburg spitzberg

Malgré l’heure tardive, nous allons voir cette ville sous un crachin frais typique de la région. Quelle surprise de déambuler dans cette ville fantôme où l’impression d’une vie antérieure a quasiment disparu…

Ancien port minéralier russe à Barentsburg au Spitzberg

Nous repartons vers Longyearbyen en début d’AM. Nous arrivons et un paquebot occulte l’ensemble du port. Nous réussissons à trouver un emplacement sur un ponton. On voit que les installations pour les plaisanciers sont récentes. Il n’y a qu’un autre voilier et c’est un grand frère OVNI 445 qui est basé ici.
Nous allons faire un tour pour reconnaître les lieux. Le port se situe dans la partie industrielle et le centre ville est coupé en deux par un torrent. Allons prendre un pot au « Svalbar »…

voiliers au Svalbard

Un des deux vieux gréements français vus hier vient se mettre à côté de nous. Il s’agit d’un bateau basé à Cherbourg nommé « Albarquel » de 25 m. Il fait du charter depuis 5 ans au Svalbard. Il pense faire le tour du Spitzberg cette année où il y a peu de glaces dérivantes…

Beaucoup m’avaient dit qu’il n’y avait pas de vent au Spitzberg l’été. Je dois dire que depuis notre arrivée, la moyenne de vent est assez élevée. Est-ce que cela a un rapport avec le fait qu’il y a beaucoup moins de glaces qu’en année normale ?

glaciers au Svalbard

Pyramiden Svalbard

Le vent s’est calmé et nous partons vers le Von Post Breen (glacier de Von Post) en tirant des bords ; nous y sommes en début d’A.M.. Quelle merveille de nuances de bleus. C’est difficile d’imaginer qu’il y a une épaisseur de 60 m de glace qui avance lentement et inexorablement vers la mer. De temps en temps nous entendons des craquements. Les glaçons flottent ; nous avons la chance qu’il n’y en ait pas trop ce qui nous permet de nous approcher. Au retour, nous serons surpris de voir beaucoup plus de glaçons dérivants. Nous sommes sous gennaker à 6 nœuds et il faut faire attention à les éviter. Mais quel plaisir de naviguer ainsi dans ce monde irréel pour nous. Nous trouvons un mouillage Skansbukta (78°31,5’N 16°1,6’E) à l’entrée du Billfjorden pour la nuit. Il y a une hutte de trappeur et une ancienne mine de gypse…

Nous remontons en tirant des bords vers Pyramiden qui est une enclave russe comme Barentsburg. L’exploitation minière est finie mais les nombreux bâtiments et installations sont restés. Il y a quelques russes qui font le gardiennage et aussi pour les touristes, la visite guidée…

Pyramiden Spitzberg

Nous nous réveillons avec un maxi paquebot qui accoste à 10 m du Brecqhou. C’est le Costa Pacifica : 290 m de longueur 4900 personnes maxi à bord, 17 ponts dont 13 pour les passagers… Lors qu’il part, ses propulseurs provoquent un tel courant que notre ponton s’est déplacé de 2 m avec un câble d’ancrage rompu… Heureusement nous partons demain et allons passer la prochaine nuit au mouillage.
Au fait les pièces du chauffage (sondes de température) que Gabrielle a ramenées sont utilisées sur le chauffage et… il fonctionne jusqu’à la prochaine panne ! Il ne nous reste plus qu’à faire le plein d’eau et c’est l’aventure du Grand Nord qui nous attend.

»» Lire le récit complet de cette Croisière au Svalbard, dossier (pdf : 9.2 Mo) par Hubert de Brecqhou
ou sous 3 fichiers pdf moins lourds à télécharger : Part1Part2Part3

Croisière en Norvège

4 mars 2012

Extraits du journal de bord du voilier Brecqhou en grande croisière en Norvège :

navigation fjord norvege
Ca y est, nous y sommes sur ces terres Viking, à Egersund au sud ouest de la côte Norvégienne…
Egersund est essentiellement axée sur la grande pêche. Les chalutiers paraissent énormes, les usines à poisson sont nombreuses et importantes; un vent soutenu d’ouest s’engouffre dans le bras orienté à l’est et amène des effluves d’odeur de poisson assez marquées ! La vie paraît plus chère qu’en France mais cela reste raisonnable. Nous avons à proximité un supermarché « Coop » où l’on trouve à peu près tout pour le frais sauf pour la viande et le poisson, paradoxe pour un pays producteur de poisson ! Nous avons trouvé du cabillaud frais chez un vendeur ambulant…
Les norvégiens sont toujours un peu distants, mais sympathiques dès qu’on leur demande quelque chose…
voilier en norvege
Nous décidons de quitter en fin d’après-midi pour aller dormir dans un petit fjord juste au nord d’Egersund à Breidavik (58°23,5’N/ 5°52’5E). Nous y trouvons une mini marina assez récente. Belle soirée avec un éclairage exceptionnel dû au soleil qui se couche vers 23h…

Direction Stavanger, route en pleine mer avec encore un bon vent de SE portant. Stavanger la capitale du pétrole offshore. Après la pointe nous tirons des bords pour venir sur le centre historique de la ville. Au passage nous côtoyons un ponton-grue automoteur pouvant soulever une charge de 7000 tonnes !…

Nous repartons pour le fond du fjord avec les montagnes de chaque côté où les nuages sont accrochés. Souvent le vent est faible ou fort dans l’axe du fjord. Aujourd’hui nous avons de la chance car un vent de 12 nœuds nous pousse de temps en temps avec le gennaker bien gonflé. Quelle sensation de naviguer en montagne ! …

itineraire de croisiere en norvege
Jeudi 14 juillet : Grand beau temps et vent maniable pour passer la presqu’île de Stad qui fait figure d’épouvantail. Il nous semble que les norvégiens sont tellement habitués à naviguer en eaux protégées que ça leur fait tout bizarre d’être en mer avec des vagues et de la houle. Mais bon, c’est juste un grand cap en mer !
Un bord au large nous fait prendre du recul et nous apercevoir que depuis 2 jours nous étions à quelques dizaines de kilomètres d’un grand glacier, le Ålfotsbreen. Ceci explique les besoins d’écharpes et de bonnet pour barrer face au vent ! Nous nous arrêtons pour la nuit dans l’archipel minuscule où Katia venait passer ses vacances d’été quand elle était enfant. Nous avons du mal à imaginer comment des gens pouvaient trouver leur subsistance sur ces cailloux de rien du tout. Nous comprenons qu’elle ait ressenti une impression d’abandon le premier jour en se trouvant face à la mer …

Nous arrivons au fond du fjord avec un ponton accueillant, électricité, sanitaires corrects avec douche. Nous prenons un bain dans de l’eau mi-douce à 18°C ! Quel bonheur dans un tel cadre. Le fjord est dans l’axe NW et le soleil nous permet de prendre le repas en terrasse et quelle terrasse. Beaucoup paieraient cher pour dîner dans un tel spectacle naturel ! …
grande croisière Norvège
Nous passons la nuit dans un village de quelques pêcheurs. En fait c’est un abri entre deux îles en longueur rattachées en leur milieu par un terre-plein artificiel. Même dans ce lieu hors de toute activité touristique, il y a une place pour un bateau visiteur. En plus nous captons un réseau WiFi comme jamais nous n’avons aussi bien capté…

Samedi 20 août : Nous embouquons le fjord qui sépare les Lofoten des Vesterålen, l’archipel qui est au nord des Lofoten. Avant de quitter les Lofoten, nous entrons dans le Trollfjord qui n’est pas très long mais étroit. C’est assez spectaculaire de voir une paroi de 400 m tomber dans la mer. Nous faisons une rando de quelques heures où nous pourrions ramener de la neige mais nous n’avons pas vu de Trolls ! …

voilier en norvege sous la neige
Notre ami Ben, rencontré il y a un mois à Kristiansund, vient nous voir au ponton visiteur au centre ville. Il nous propose son aide pour l’hivernage du bateau. Il a une maison au fond de la baie qui abrite le port de Harstad avec un ponton. Il emmène Hubert voir la marina dans laquelle nous avions retenu une place pour l’hivernage et ensuite il lui fait voir son appontement privé (68°03’N/16°33’E) qui est libre puisque son bateau est resté près de Ålesund pour l’hiver. Si j’en suis d’accord il me propose d’y mettre le bateau pour l’hiver …

»» Lire le récit complet de cette Croisière en Norvège, dossier (pdf : 10.7 Mo) par Hubert de Brecqhou

Iles étaient une fois, OVNI ou OFNI ?

23 avril 2011

Une histoire véridique ! Un voilier australien traversant le Pacifique entre les îles des archipels Tonga et Fiji …va assister à la genèse d’une île et naviguer à travers une mer de roches !

ovnis ovni dans la mer apparitionlave

Au loin un grondement sourd, de la fumée. L’équipage est tellement subjugué par cette scène surnaturelle, qu’il voit soudainement sa vitesse chuter de 7 à 1 noeud. Forcément il navigue dans une mer de roches ! De la lave et des pierres ponces volcaniques, sur une large étendue et de plus en plus dense. Contrairement à la Mer Rouge, celle-ci ne s’ouvrira pas pour les laisser passer. Maiken devra rebrousser chemin. La peinture antifouling et la coque un peu éraflées, mais le moteur intact, une fois les filtres nettoyés et vidés des débris volcaniques.

roches phénomène paranormal ou extraterrestres ? merile

Formation des îles, îles volcaniques et coraliennes

La plupart des îles du Pacifique sont d’origine volcanique, formées il y a des millions d’années. Des plus récentes comme les Marquises, aux plus anciennes comme les atolls des Tuamotu, où le volcan au centre s’est effondré et se retrouve englouti par les eaux. Bora Bora, avec son magnifique lagon entourant une île centrale rocheuse, marque une étape intermédiaire.

La naissance d’une île volcanique provient d’une éruption sous-marine. Constituée de roches volcaniques, basaltes, lave et cendres, l’île va se former lentement en remontant à la surface de l’océan. Une fois le cône du volcan éteint et refroidi, l’érosion va entrer en action sur la partie émergée du volcan. Sur la côte, il n’est pas rare d’observer des plages de sables noirs très fins : sous l’action de l’eau de pluie, le basalte se dissous et ses particules sont entraînés par les eaux dans l’océan puis rejetés sur le littoral, où elles s’amoncellent.
ile corallienneile-volcanique

Naissance d’une île volcanique et d’une île corallienne

Les îles basses coralliennes, appelées atolls, sont le résultat de l’usure avancée et de l’enfoncement d’un volcan, suite aux mouvements des plaques terrestres. La formation d’un récif corallien commence dès la fin de l’activité volcanique sur la périphérie de la bordure de la côte. Lors de l’enfoncement progressif de l’île, le corail, qui a bâti sa couronne de calcaire autour de celle-ci et qui ne peut vivre que jusqu’à 70 mètres de profondeur, se multiplie afin de se maintenir à une surface proche de celui du niveau de la mer. Cette croûte corallienne, composée de minuscules organismes marins, se retrouve alors seule et forme ce qu’on appelle un atoll avec en son centre un lagon.

Dans cette zone de haut-fonds à 400 NM à l’est de Suva – Fiji et 150 NM au nord de Tonga, l’activité volcanique est visiblement encore intense.
Ce témoignage datant de 2006, confirmé par d’autres voiliers, a fait la une de CNN, et intéressé grandement la communauté scientifique.

Ces histoires ont visiblement aussi inspiré les publicitaires …

New volcanic island emerges near Tonga, 11/10/2006, Associated Press

« A new volcanic island has emerged from the ocean near Tonga in recent weeks, according to eyewitness reports from two vessels that traveled through what one called a vast field of floating pumice stone spewed by the same eruption. »

L’article complet (en anglais)

 

Etapes inédites

16 avril 2011

Ovni sur une grue

Des étapes insolites … et surtout des moyens de transport hors du commun !
Lors de leur tour du monde à la voile, certains propriétaires d’Ovni ont expérimenté des étapes peu banales, où leur Ovni (Objet Volant mais toujours identifié dans ce cas !) a décollé dans les airs pour rejoindre la plateforme d’un camion de convoi exceptionnel, ou encore le sommet d’un porte-containers. Le fond plat de ce type de bateau dériveur intégral, compact une fois la dérive en position haute, a grandement facilité ces opérations; ne serait-ce que pour tenir la limite de hauteur hors-tout du convoi routier imposée pour pouvoir passer sous les ponts !

Tout d’abord l’Ovni 435 Taranis va traverser tout le continent Nord Américain d’Est en Ouest … par la route.

Une navigation à roulettes à travers le Canada et les USA :

« Depuis la mise en hivernage du Taranis, nos idées avaient par ailleurs fait leur chemin quant à la continuation de ce voyage. En effet, le programme initial prévoyait une descente à travers les Etats-Unis par les Grands Lacs puis des canaux avant de rejoindre le Mississipi pour atterrir dans le Golfe du Mexique et passer le canal de Panama dans la foulée. Mais comme nous avions très envie de voir l’Alaska et ses glaciers, une douloureuse remontée était prévue le long des côtes ouest du Mexique, des USA et du Canada pour arriver à pied d’oeuvre. Plusieurs canadiens rencontrés en route en 2004 nous avaient alors prédit bien de la misère en raison de vents dominants de nord-ouest musclés et du courant descendant le long de la côte ouest. Ils nous avaient conseillé de tirer deux grands bords, un vers Hawaï puis le deuxième vers l’Alaska (recommandation également faite par notre bible « Routes de grande croisière » de Jimmy Cornell), ou de faire transporter le bateau sur 4600 km à travers le Canada vers Vancouver. Il va sans dire que c’est la deuxième idée qui fit rapidement son chemin dans nos têtes ! Et, renseignements pris, comme le coût du transport n’était « pas pire » comme disent nos amis canadiens (grâce à la faible hauteur du bateau dépourvu de quille), par rapport au programme initial, cette nouvelle option fut rapidement arrêtée et instruite…
trajet Ovni USA
La fin de la période de préparation du bateau à Saint Paul fut marquée par la visite de notre transporteur David Law pour s’assurer que le mât était bien calé, que la hauteur du bateau ne dépassait définitivement pas les 12 pieds hors tout fatidiques, et pour lui remettre la première partie du paiement du transport. Là aussi, après discussions et instruction du dossier, les idées avaient un peu évolué, le transport s’avérant beaucoup moins coûteux en passant par les USA et en arrivant à Blaine Washington, à quelques kilomètres au sud de Vancouver, que par le Canada. La différence significative de coût (de plus de 30%) était due à l’absence de taxes et à une législation américaine moins contraignante que la canadienne pour les convois exceptionnels… »
(Source et suite : dossiers Taranis sur STW)

Opération Panama :

C’est ensuite au tour de l’Ovni 435 Dolce Vita de traverser l’isthme de Panama par la route, à cause des grèves et délais très importants de plusieurs mois pour emprunter le canal de Panama à cette époque. Ce qui en raison des cyclones et des saisons défavorables à la navigation sous les tropiques, aurait prolongé le voyage d’un an, alors que le tour du monde de Dolce Vita était prévu pour durer seulement deux ans.
Ovni sur camion

« … Dès la sortie du port, et ses routes défoncées, nous comprenons qu’il ne sera pas aisé de dépasser les 10km/h sans risquer la casse du mât. La caravane doit régulièrement s’arrêter pour soulager les embouteillages qui se forment, franchir les ponts, soulever les câbles électriques qui barrent le passage et esquiver les arbres. Nous empruntons la route nationale, en chantier pratiquement de bout en bout, et saturée de camions. Ceux-ci, impatients, nous frôlent ; les voitures excédées doublent par la droite, par le bas coté, ou vice et versa.

Crack ! La girouette vole en éclat contre le tablier d’un pont …
Ovni convoi exceptionnel
…Dans la voiture de devant l’ambiance s’épaissit. Le douanier, l’œil mauvais, rivé sur sa montre et l’aiguille du compteur irrémédiablement collée à la marque des 10km/h, est de méchante humeur. La promesse d’un bon casse-croûte n’y change rien. La gendarmerie nous arrête, et nous perdons encore 20 bonnes minutes en négociations diverses…
…Une dernière marche arrière pour «coucher» Dolce Vita sur son lit, et à nous le Pacifique … »

(Source et suite : le blog de Dolce Vita)

Sur un cargo pour échapper aux pirates :

Ovni sur cargo
et puis l’Ovni 395 Pro’s Per Aim, en circum-navigation depuis plusieurs années, après la visite du Sud Est asiatique, va s’envoler sur le toit de l’Everest… Le BBC Everest est un cargo ralliant Singapour à l’Europe, en passant par le canal de Suez. A cause de l’étendue et de l’ampleur de la piraterie maritime sévissant dans le golfe d’Aden, l’entrée de la mer Rouge et une bonne partie aujourd’hui du nord ouest de l’océan indien, l’équipage de cet Ovni n’a pas voulu prendre le risque de traverser ces zones. Pro’s Per Aim va ainsi rejoindre directement Marmaris en Turquie, pour terminer sa grande croisière dans les eaux méditerranéennes.

« …nous venons de casser la tirelire et Pro’s Per Aim devrait être chargé à Singapour ce week-end sur un cargo direction Marmaris en Turquie  »
(Référence photo : Pro’s Per Aim)

Retour des Açores

21 février 2011

Fort coup de vent sur Brecqhou

… Nous sommes repartis au matin du 3 septembre avec le vent tournant au SE puis assez rapidement au S puis SSW. Nous surveillons le baromètre. Il commence à descendre au soir. Nous décidons de faire les quarts allongés de telle façon à être à deux en permanence sur le pont. Une pluie fine s’établit typique d’un front chaud dépressionnaire. Au matin du 4, l’anémomètre indique 35 noeuds.

navigation acores

Nous sommes au bas ris et croisons le bout de génois tangonné car le vent est plein vent arrière. Le tangon est fixé par la balancine, le hâle-bas et le bras de spi qui revient sur l’arrière du bateau. Ainsi le tangon est complètement immobilisé. L’écoute du génois passe dans l’embout du tangon où elle peut coulisser. Ainsi la surface du génois peut être réglée indépendamment du tangon. On peut même enrouler complètement le génois en laissant le tangon gréé…

… L’éolienne a été immobilisée. C’est mieux pour la sécurité et surtout le bruit du vent est moins stressant. Le baro baisse régulièrement et se stabilise à 854 HPa . Il se met constamment en alarme et nous sommes obligés de le ranger dans un équipet dans le cabinet de toilette. Ouf on ne l’entend plus ! …

dépression atlantique Nord Est Açores

… le baromètre a commencé à redescendre. Je décide d’affaler la grand voile car le 3éme ris est encore trop grand. Bien m’en a pris car une demi heure plus tard la soufflerie se met en marche : 40-45 noeuds avec rafales à 50 noeuds. Nous n’avons plus qu’un bout de génois. Nous glissons sur l’eau à 8 noeuds. Le bateau se comporte bien. Vive le dériveur intégral à ces allures portantes.
Vers 7H45, un bruit sec et quelques morceaux volent en tête de mât. L’étai vient de céder.
Heureusement …

»» Lire le récit complet de ce Retour des Açores, dossier (pdf : 1 Mo) par Hubert de Brecqhou

A voir aussi ce guide de navigation :

* Guide des Îles de l’Atlantique (Açores – Madère – Canaries – Cap Vert)

Balade en Mer Rouge

9 février 2011

Yo! sur les traces de Monfreid :

Quelques années de planification (une et demi), quelques mois de préparatifs et larmons les aguarres destination Suakin, Sud Soudan. Ce n’est pas la porte à côté, pas vraiment le bout du monde, mais environ dix mille kilomètres de navigation, cela va prendre un peu de temps. Et pourquoi par là-bas, pourquoi pas vers les Antilles, un de ces coins de paradis où règnent la tolérance, la fraternité entre les peuples, et puis avec les alizés, ce ne sont que trois semaines de navigation (c’est vrai, il y a aussi le retour), et puis il y a des cocotiers (et aussi des cyclones), et puis c’est encore la France, Monsieur….

En fait, l’Est est attirant, avec tous ces jolis noms qui résonnent comme une petite chanson, Malte, Alexandrie, Port Saïd, Suez, Aqaba, Port Soudan, Suakin, Djibouti, Aden, Zanzibar, ce sont déjà les portes de l’Orient qui s’entrouvrent. Ce sont également la perspective de territoires intacts, de conditions un peu extrêmes, de rencontres diverses, tout cela sur les traces de Monfreid, difficile de mieux faire pour éveiller l’enfant engourdi par le train-train quotidien.
Le premier chapitre se distingue en ce qu’il traite du programme de navigation et de quelques sujets relatifs aux préparatifs, une carte Googuelisée du parcours prévu permet de situer rapidement le périple. L’enchaînement des chapitres suivants suit fidèlement la séquence d’une lettre adressée toutes les trois semaines aux proches et amis …

escale en mer rouge

… « Go East !», descendre la Méditerranée, passer Suez, la Mer Rouge jusqu’à Djibouti, puis retour via Aqaba, c’était l’idée initiale. Alors, on se renseigne un peu, on regarde les pilot-charts (historiques de météo), on discute avec les uns les autres et la réalité s’impose : en six mois, c’est long et compliqué, avec peu de stops :
- long en distance, long en temps pour la moitié Sud de la Mer Rouge avec des vents potentiellement contraires régis par l’alternance des moussons* de Nord Est et Sud Ouest de l’Océan Indien, le passage du Bab El Mandeb (la porte des lamentations) étroit passage qui ferme (ou ouvre, c’est selon) la Mer Rouge sur le Golfe d’Aden et l’Indien.
- compliqué du fait de l’instabilité géo-politique dans le coin, Soudan, Yémen, Erythrée et des problèmes de sécurité afférents.
En fait, la Mer Rouge représente, pour l’immense majorité des voyageurs, un passage entre l’Indien et la Méditerranée, les navigations s’y effectuent si possible en escadre (sécurité en cas d’agression) avec le minimum d’arrêt entre le Bab El Mandeb et l’Egypte, considérée comme civilisée.
Cela ne fait pas notre affaire, alors les aspirations sont revues à la baisse, nous abandonnons la partie Sud de la Mer Rouge en visant le Soudan comme point extrême, en dépit de la mauvaise image du pays, c’est une côte sauvage et un lieu de croisière fabuleux…

»» Lire le récit complet de cette Balade en Mer Rouge, dossier (pdf : 3.5 Mo) par Christophe de Yo!

Comment participer ?

8 février 2011

Plusieurs possibilités sont offertes pour participer et contribuer à l’objectif de l’OvniClub de regrouper des informations utiles à tous, au sujet de la grande croisière ou des voyages en voilier :

  • Vous êtes expert dans un domaine précis ou un sujet de grande croisière vous tient particulièrement à cœur (exemples de sujets plus ou moins pratiques : quel est l’équipage idéal en grand voyage, comment grimper au mât du bateau, les sources d’eau potable à bord, comment choisir des batteries ou des panneaux solaires, comment éviter les moisissures ou les cafards lors d’escales prolongées sous les tropiques, etc),
    ou encore vous désirez partager et mettre en ligne un récit de navigation ?

    Il vous suffit d’adresser un e-mail à l’OvniClub (formulaire de contact). S’il s’agit d’un long article comprenant des photos, comme par exemple les récits de navigation déjà publiés, envoyez le de préférence sous le format PDF. Les membres de l’OvniClub et contributeurs réguliers de cette rubrique pourront disposer d’un compte leur permettant de publier leurs articles directement.

  • Vous voudriez poser des questions ou ajouter des commentaires sur des sujets déjà parus ?
    La rubrique grande croisière du forum nautique est là pour ça ! Il vous suffit d’ajouter un titre si le sujet n’a pas encore été commenté, et d’écrire votre question ou commentaire. L’inscription au forum est à la fois rapide et gratuite pour tous.

  • Vous partez bientôt en grand voyage et êtes intéressé par la publication directe et régulière de récits, photos et cartes pour que vos proches et amis puissent suivre votre périple ?
    Dès 2007 l’Ovniclub a mis en ligne un service de blog gratuit et toujours disponible, voir les blogs de navigateurs.
    Aujourd’hui de nombreuses plateformes de blog offrent ce service; il est très facile de démarrer un blog sans connaître la programmation. Un blog est particulièrement adapté à un livre de bord, ou récit de voyage se poursuivant dans la durée. Il est facile d’y inclure des photos, des cartes, … et les amis peuvent facilement suivre les nouveautés automatiquement grâce au flux de syndication RSS.

Alors si vous aimez lire les récits de navigation des autres membres, ou apprendre de nouveaux trucs et astuces sur la navigation, le bateau, ou la vie à bord, n’oubliez pas de partager les vôtres !

filets