Radeau de survie dynamique

L’intérêt d’une survie dynamique lorsque vous vous trouvez très loin de toute terre habitée, et des zones de navigation fréquentées par les cargos, c’est de continuer à faire route. Avancer, ne serait-ce qu’à deux ou trois noeuds, c’est tout d’abord bon pour le moral des naufragés. Bombard a démontré par l’exemple que l’on pouvait traverser l’Atlantique dans des conditions de survie totales. Le mental est en effet essentiel à toute survie. Contrairement aux idées reçues, tant que l’on arrive à se protéger du froid, l’hypothermie pouvant être fatale en moins d’une heure, et de la déshydratation (36 H-48 H max. sans boire), on peut très bien survivre de nombreux jours (15-20 J, voire 30 jours) sans alimentation. De plus, les embarcations tirées par des cerf-volants, comme celles utilisées par Nicole Van de Kerchove ou Anne Quéméré lors de traversées de l’Atlantique ou du Pacifique, donnent une bonne idée de ce à quoi pourrait ressembler une survie dynamique plus performante. Alors pourquoi pas une annexe rigide, rapidement transformable en radeau de survie dynamique ?

Par opposition à la survie dynamique, les survies réglementaires équipant la quasi-totalité des bateaux de croisière sont statiques. Celles-ci possèdent une ou des ancres flottantes situées sous le radeau, augmentant sa stabilité et réduisant sa dérive; mais rendant tout mouvement dynamique, par exemple en utilisant des rames, pratiquement impossible. En fait l’idée de base étant que si la survie ne dérive pas trop rapidement, les secours : une vedette SNSM, l’hélicoptère de la gendarmerie, ou bien un bateau dérouté par les autorités maritimes, devraient pouvoir retrouver plus facilement les naufragés. C’est sans doute vrai près des côtes, voire au milieu du golfe de Gascogne, mais beaucoup moins approprié dans certaines zones isolées de l’Atlantique, du Pacifique ou de l’océan Indien.

Pour que tout fonctionne bien, il faut non seulement avoir le désir d’organiser sa propre survie; mais aussi d’y avoir sérieusement réfléchi auparavant, d’avoir préparé un équipement de survie complet, ainsi que d’avoir clairement défini les tâches de chacun en cas d’abandon forcé du navire principal. Dans l’urgence et la panique, de tous petits détails peuvent s’avérer très importants !
Comme dans le cas d’une survie classique, préparer à l’avance un « grab bag » ou sac que l’on prendra avec soi à la dernière minute, contenant passeports, argent, balise de détresse, GPS et VHF portables, lampe torche, piles, petit kit pharmacie, kit de pêche, miroir de signalisation, … pourra s’avérer très utile. Lors d’une évacuation d’urgence confirmée par le chef de bord, on pourra avoir déjà réparti les différentes tâches à l’avance et pratiquées au moins une fois : qui va se charger de mettre l’annexe à l’eau, de prendre la voile et les rames, d’emmener le jerrycan d’eau de secours, les gilets de sauvetage, des habits, de la nourriture, …?

canot ou survie dynamiqueL’idéal en grande traversée : un radeau de survie dynamique !

A noter des ouvrages de références et livres utiles à lire pour approfondir ce sujet :

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