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Stabilité des dériveurs intégraux ovni et mauvais temps

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Stabilité des dériveurs intégraux ovni et mauvais temps

Messagede SABBA » 12 Sep 2007, 21:26

Bonsoir tout le monde,
Avant d'acheter un dériveur intégral qui nous plairait pour son faible tirant d'eau pour partir loin, nous nous posons encore la question concernant la stabilité du bateau en cas de mauvais temps. Est-ce vraiment aussi sûr qu'un quillard de taille équivalente ?
et y a t il des différences importantes d'un dériveur à l'autre et même d'un ovni à l'autre ??
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Re: Stabilité des dériveurs intégraux ovni et mauvais temps


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Messagede Ymanja » 13 Sep 2007, 09:08

... un long débat ! Sur le DI le lest est certes plus haut (en général au niveau du fond du bateau de part et d'autre du puits de dérive) mais aussi plus important (par ex 1 à 2 T de plus) donc les couples de rappel doivent être sensiblement équivalents. Par ailleurs d'autres éléments de l'architecture du bateau (ex forme de carène large pour un DI, forme du pont) confèrent une plus grande stabilité notamment dynamique.
Sans rentrer dans une polémique entre quillards et DI (j'ai eu les 2 avec plaisir) l'avantage du quillard est que son lest est + bas (donc en principe meilleure courbe de stabilité et surtout moment de redressement), par contre le gros avantage du DI dans le mauvais temps est qu'il n'y a pas d'effet croche pied sur la quille (en position dérive rentrée) donc le bateau "bouchonne" ou glisse sur les déferlantes au lieu d'avoir tendance à se faire "culbuter" :wink:
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Messagede Nunavut » 14 Sep 2007, 11:39

Oui c'est vrai ... en théorie :roll: ; dans le mauvais temps ce qui compte c'est la connaissance qu'a le skipper de son bateau ... une lapalissade, mais tellement vrai ! :wink:
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Messagede SABBA » 14 Sep 2007, 19:37

Bonsoir et merci pour vos réponses qui me semblent logiques et pleines de bon sens. J'aimerais cependant bien jeter un coup d'oeil aux courbes de stabilité pour les ovni 435, 395 et le tout nouvel OVNI 495 et comparer avec des quillards à taille égale. Si quelqu'un a une idée pour voir ces courbes je suis preneur . Encore merci.
Dernière édition par SABBA le 16 Sep 2007, 17:05, édité 1 fois.
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Messagede GJOA » 15 Sep 2007, 21:27

Je ne suis pas sûr que ça soit très utile pour un non spécialiste, mais ces courbes existent forcément car obligatoires pour l'homologation CE du bateau en catégorie A (hauturière). Donc suffit de demander à l'architecte ou plus simplement au chantier.
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Messagede SABBA » 16 Sep 2007, 16:38

Oui c'est vrai. Bien que non spécialiste je m'intéresse un peu à l'architecture navale, d'ailleurs comme beaucoup de navigateurs propriétaires de bateaux !

Ce que je cherche à comprendre ou à voir ce sont les différences d'un bateau à l'autre pour entre autres : le moment de redressement maximum et l' angle critique de chavirage (ce que je crois est appelé commnunément AVS - Angle of vanishing stability- dans la littérature anglo-saxonne), cad l'angle maxi. au delà duquel le bateau ne se redresse pas tout seul !
D'après les "spécialistes" un quillard bien stable a un AVS de 130- 135 degrés, alors qu'il est admis que 120 degrés sont suffisant pour un bateau de course en équipage allant dans les quarantièmes et voire seulement 110 pour un bateau de course restant proche des côtes.
Pour un DI j'ai entendu dire que les AVS pouvaient être entre les 100 à 125 degrés, et c'est pour cette raison que j'aimerais voir ces courbes et comprendre aussi les différences d'un plan à un autre.
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Messagede Nunavut » 16 Sep 2007, 19:59

Concernant les dériveurs intégraux y a en fait 2 familles assez distinctes :
ceux avec une dérive profilée (type NACA = efficacité hydrodynamique) donc plus volumineuse et en général lestée pour qu'elle ne remonte pas (sous la poussée d'Archimède);
et ceux avec une "tôle épaisse bisautée" comme dérive, donc beaucoup plus légère car non lestée.

Avantage des premiers : meilleure efficacité de la dérive au près, avantage des seconds : le centre de gravité ne change pas ou peu une fois la dérive relevée (important si en fuite dans la tempête).
Désolé mais il va falloir choisir entre le beurre et la crémière :wink:
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Messagede Ymanja » 18 Sep 2007, 11:08

Je ne sais pas si 5 à 10 degrés d'AVS en plus changeront grand chose sous les furies d'une grosse déferlante, mais suis loin d'être un expert en architecture ... et en déferlantes ! :wink:

Ce que je crois cependant c'est qu'une fois à l'envers un quillard se retournera probablement plus facilement qu'un DI ... mais aussi que l'effet croche-pied de la quille (ou dérive si en position basse) n'ai pas un vain mot inventé par les architectes ou chantiers concevant des DI !
Que ceux qui ont déjà expérimenté le petit dériveur de plage par exemple le Laser et essayé d'empanner dans la brise en oubliant de remonter la dérive se souviennent ... c'est une chance sur 2 à la baille :lol:

Ceci étant dit je note aussi des changements dans l'évolution des DI et même à l'intérieur de la gamme OVNI . Par exemple la différence entre un 43 et un 435 (j'ai failli acheter un 43 à la place d'Ymanja car j'aimais bien sa ligne ); le 435 que l'on peut qualifier comme successeur du 43 a un franc- bord beaucoup plus important et je le trouve plus large et plus "fessu" que le 43. Donc probablement l'architecte a travaillé sur la stabilité de carène et pas seulement sur la stabilité de poids due au lest.
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Messagede Perpete » 18 Sep 2007, 18:18

VOIR AUSSI :
-http://www.noonsite.com/aventura/FAQ2.html
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Messagede Lei Lani » 19 Sep 2007, 23:33

Sujet intéressant ! Il me semble tout à fait normal qu'un navigateur n'ayant pas encore l'expérience du Dériveur Intégral veuille jeter un coup d'oeil à ce genre de données avant de se décider. J'avais pour ma part obtenu du chantier la courbe de stabilité du 435 lors de la commande de Lei Lani et avant d'emmener ma petite famille en grande traversée; mais pas vraiment marquant car j'avoue ne plus trop m'en souvenir, donc pas trop d'angoisse de ce côté.

Sur le site de Jimmy Cornell - Aventura (lien posté par Perpete ci-dessus) les intervenants parlent d' AVS de 100 degrés pour le 385 et 115 pour le 435 (demander confirmation au chantier/architecte).
En ce qui me concerne je ne connais pas encore le 495 (je suppose remplaçant du 455) mais ai noté en faisant une petite visite sur un bateau ami cet été une grande différence entre le 385 et son successeur le 395 . En effet sur le 395 on a l'impression de se retrouver dans un environnement "Japonais", je veux dire par là que tout a été abaissé de façon très significative, e.g. les couchettes sont au ras du sol ... enfin presque ... et du moins par rapport au 385 ! Donc certainement une volonté de l'architecte d'abaisser le centre de gravité. Jean a déjà mentionné l'évolution du 43 au 435 . On peut aussi noter que les formes des roof ont évolué ...

Enfin de compte comme le dit Jimmy (ce qui confirme les dires de notre ami Philippe ci-dessus :wink:) la connaissance qu'a le skipper de son bateau (et de la mer) est primordiale . Valable pour tout bateau et certainement pour un DI ! Mais malgré ses 60 000 NM + sur son Ovni 43 en passant par l'Antarctique ( 6ON de vent par moment) et l'Alaska Jimmy reste humble et parle aussi de chance ! :
Selon lui les facteurs importants sont :

" 1. Sea and wind conditions
2. How the crew handles/steers the boat
3. Luck (good or bad!)
I believe that if you encounter the wrong conditions at the wrong place at the wrong time... you will probably capsize " .... charming !

Mais il ajoute plus loin que tout plaisancier peut passer le Horn avec ce type de bateau pourvu qu'il respecte certaines règles de bon sens marin (ex anticiper notamment sur les réductions de voilure/prises de ris ...), quant à lui il se sent parfaitement serein à l'idée de traverser dans les 40 èmes "rugissant" et 50 èmes "mugissants"avec ce type de bateau.

Pour Lei Lani et sa bien plus modeste expérience :wink: , je confirme que le 435 se comporte très bien dans des vents forts et par mer formée (40N gusts 50 +) au portant, voilure (très) réduite ET dérive relevée .
Pour moi tout l'avantage du DI est là (mis à part les mouillages en eaux peu profondes :wink: ) : STABILITE DE ROUTE ET CONFORT au portant dans le "baston " donc pas vraiment l'impression d'être en fuite pourvu que le vent daigne vous pousser dans la bonne direction !
Bon vent à toutes et à tous !
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Messagede SABBA » 24 Sep 2007, 18:35

Merci beacoup pour ces infos très utiles pour nous !
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Stabilité OVNI dans gros temps

Messagede Luciole3 » 26 Sep 2007, 22:45

Bonjour à tous
Voilà pour ma part je confirme sue la pression du vent est primordiale dans ce genre de situation ,car c'est la force que subit la voilure qui exerce le couple de rappel .
C'est ce même couple qui est calculé par les concepteurs du bateau ,donc le vrai PB c'est de réduire la voilure à temps ,car ce n'est pas sur la prise au vent du mat ,ou bien la vague qu'un OVNI se retournera .
Bien sur la dérive remontée si on veut éviter l'effet croche pieds sans toile .

Pour info le couple se calcule par la dictance du centre vélique et la force exercée sur la surface de la voile .
En clair plus ton centre vélique est haut ,plus tu as de toile ,plus le couple est important .

Bref ,le bon sens marin doit prendre le dessus et ne pas faire les fanfarons que ce soit un dériveur ou un quillard .

bonne nav à tous
bruno
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Messagede Ossian » 27 Sep 2007, 22:58

Je crois que cette conclusion est parfaite et résume bien le respect que l'on doit toujours avoir.
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Stabilité des Ovni

Messagede Vanupieds » 17 Oct 2007, 16:14

Je suis tombé par hasard sur un site americain de voileux qui a un calculateur de formules pour chavirage, angle de redressement etc. En ce qui concerne l'angle de redressement (AVS) pour l'ovni 395, ça donne : 124.19

Valeur à prendre avec des pincettes bien évidament.

Pour info le lien est le suivant : -http://www.sailingusa.info/cal__avs.htm

Salutations


Thierry
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Messagede Perpete » 17 Oct 2007, 19:21

Sans contredire ce qui est dit plus haut, je ne pense pas qu'un Ovni puisse chavirer sur la simple action du vent sur les voiles !
Les bateaux se retrouvent cul par dessus tête en général dans des conditions telles qu'ils n'ont pratiquement plus de toile en l'air. Ils sont roulés par une vague, éventuellement après un surf en survitesse avec mauvaise récupération en bas. Dans ces conditions, c'est la coque qui freine et la vague qui pousse et on pourrait dire que l'absence du "croche pied" d'une quille peut plutôt être un atout.
En revanche, on sait qu'une fois les fesses en l'air, il s'agit de revenir dans le bon sens et là, que se passe t'il si on a relevé tout ou partie de la dérive ???... et que se passe t'il aussi si la dérive sortie, rentre brutalement dans le puit ?????
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