Sécurité en mer
Vaste sujet ! Mauvais temps, tempêtes tropicales ou cyclones, piraterie, homme à la mer, collisions avec cargos ou ofni, feu à bord, conditions d’isolement pendant plusieurs semaines lors des grandes traversées, intoxication alimentaire ciguatera, etc. Des risques à connaître et à maitriser, bien qu’en fait souvent moins dangereux que de nombreux dangers terrestres beaucoup plus familiers.
Tout d’abord un équipage rôdé sur un bateau sûr et convenablement équipé aideront grandement à la sécurité. Manœuvres simplifiées ramenées au cockpit, filières suffisamment hautes, filets pour les enfants, lignes de vie, fixations solides dans le cockpit et sortie de descente pour capeler les harnais, toiles antiroulis, grande aussière avec amortisseur et taquets de remorquage extrêmement solides à l’avant, tourmentin orange fluo, voire tête de mât plus flash light stroboscopique, radar, A.I.S., équipements contre l’incendie, extincteurs suffisants et bien placés, détecteur de gaz, … Pour un navigateur solitaire s’attacher systématiquement dès que l’on va sur le pont pour manœuvrer. Pour les jeunes enfants le plus gros risque se situant dans les ports, où l’attention des adultes se relâche, brassière de sécurité obligatoire, s’ils jouent sur le pont, le quai ou les catways.
Sans refaire un inventaire complet du matériel de sécurité, qui va des pinoches à certaines pièces de rechange indispensables pour le moteur (courroies, turbine pompe à eau, etc), dès que l’on prévoit d’aller loin, penser à sa survie et à ce dont on aura vraiment besoin, plutôt qu’à ce qui est réglementaire. Un « grab bag » ou sac étanche dans lequel on aura pris soin de regrouper du matériel essentiel : balise, gps, miroir de signalisation, couvertures de survie, passeports, argent, médicaments, lampe torche, vhf (très utile s’il faut embarquer sur un cargo), … que l’on peut prendre à la dernière minute avant d’embarquer dans le radeau, et un jerrycan alimentaire rempli d’eau douce (aux trois quarts pour ne pas couler, et muni d’un bout pour l’amarrer au radeau).
Bien que non obligatoires, même en catégorie A, certains équipements sont vraiment à recommander : balise de détresse avec gps incorporé, bi-bande, fréquences détectées par les avions. Perche IOR ou canne lestée télescopique avec un fanion pour repérer un homme à la mer, ce qui est sinon réellement très difficile dans la houle; rescue line, … Sans oublier un minimum d’entraînements sur son propre bateau pour remonter un homme à la mer. Ce n’est pas si facile, n’importe quel équipier devenant très lourd une fois les vêtements et bottes remplis d’eau.
Quant au radeau de survie, ne pas prendre une taille trop grande en pensant qu’il y aura plus de place, à boire et à manger, car par ex un 8-10 personnes pour un couple risque de poser des problèmes de stabilité par vents violents et mer formée. Quant à la survie dynamique, y penser c’est souvent l’adopter !
Lors des traversées demandez à une personne à terre de suivre votre périple; elle pourra alerter les secours rapidement en cas d’avarie grave. Si l’on ne veut pas impliquer un proche, utiliser des réseaux (ex. le Réseau du Capitaine pour les RA) qui de plus permettent le tracking du voilier. Avoir sous la main les numéros, et même e-mails des CROSS ou MRCC (centres de surveillance et sauvetage maritimes) est bien utile. Depuis l’ASN, la veille sur les fréquences d’urgence, canal 16 de la VHF (et encore moins sur le 2182 khz de la BLU) étant de plus en plus sporadique, malgré l’astreinte imposée aux navires marchands. Idem pour les coordonnées du CCMM (Centre de consultations médicales maritime) en cas d’urgence médicale à bord du bateau.







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